Le lac Titikaka 6 & 7 nov 11

Publié le par Jean-Guy

    Une expérience peu ordinaire. Le voyage comprend

une visite de résidents sur les iles flotantes, une nuit chez des habitants de l'ile Amantani et visite de l'ile Takina.

127-Iles-Flotantes-6-nov-11.JPGLe bateau part à 8h. On embarque sur un vieux rafiau probablement aussi vieux que moi. Premier arrêt sur une des iles flotantes. Drôle d'impression de débarquer du bateau comme sur un tapis flottant, avec mes 100 kilos j'enfonce de 6 pouces à chaques pas. Mais il n'y a aucune crainte d'enfoncer. Un roseau qui pousse autour de cette baie <le totara> procuit une 128-Iles-Flotantes-6-nov-11.JPG

(voici un bloc de tourbe qui nous montre bien l'épaisseur de la tourbe sous nos pieds) 

quantité énorme de racines qui, avec la décomposition naturelle de ces roseaux forme un coussin flottant qui atteint 1 mètre d'épaisseur. Ce roseau leur sert aussi pour construire leurs maisons, leurs bateaux, ainsi que la partie blanche de ce roseau qui est dans le sol est commestible. 

129-Iles-Flotantes-6-nov-11.JPGLes habitants coupent des blocs d'environ 2m par 3 mètres, les attachent ensemble pour se frormer des iles grandes comme un terrain de football, qu'ils vont ancrer à une douzaine d'endroits, au fond de l'eau avec de grosse roches. Ils coupent ensuite des roseaux qu'ils étendent partout sur la surface habitée pour y ajouter un autre mètre d'épaisseur. Ce qui les isolent du sol humide de ces iles. Ils y a des dizaines de ces iles où sont installés de petits villages ou des familles agrandies.
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(à notre arrivée sur l'ile Amantani les femmes attendaient que leur soient alloué leurs tourristes.)

On reprend le bateau sur ce lac immense. Le lac Titikaka est le lac le plus haut du monde à 3810 mètres avec une superficie de 8560 km carré, il doit faire quatre fois le lac St-Jean. L'eau y est froide à 9 deg C, on ne s'y baignera pas. Sa profondeur est aussi impressionante à 282 mètres.

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(Lucille devant l'entrée de notre chambre)

Nous reprenons donc la mer, cette mer interne, pendant 4 heures pour se rendre à l'Isla Amantani. Cette ile compte envirron 4,000 habitants répartis en 10 communautées.

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(les Péruviens sont moins grand que moi, je dois me pencher pour franchir la porte)

En arrivant sur l'ile nous sommes reçus par une de ces communautées. Ils sont tous habillés de leurs costumes de fête. Chaque couple ou individu, de notre groupe d'une vingtaine, est assigné à une famille. Lucille et moi sommes assignés à Gladis et tn_157-Isla-Amantani-6-nov-11.JPG 

(Même chose pour Lucille si elle veut sortir)

son mari, ils ont trois enfants dont l'ainé est diplomé, mécanicien. Il est parti travailler à Juliaca. Leur autre garçon de 18 ans et leur gentille fillette qui termine son primaire nous ont fait la causette.

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(Tania la fille de Gladis doit s'assurer que le feu chauffe.)

 

Le but de ce séjour est de nous faire connaître leur mode de vie quotidien. Nous sommes acceuillis avec une excellente soupe contenant des quartiers de patates et des légumes.

152-Isla-Amantani-6-nov-11.JPGEn après midi nous irons faire une promenade sur la montagne au centre de l'ile qui nous fait monter à plus de 4100 mètres (plus de 4 kilomètres de haut). À 18h nous tn_147-Isla-Amantani-6-nov-11.JPG

(Gladis notre hôte)

assisteront là, à un magnifique couché de soleil. C'en est trop pour Lucille, elle sera indisposée pendant toute la nuit, du mal de l'altitude et de la tourrista.

Mais la chance est avec nous, en reprenant le bateau nous nous rendons compte qu'il y a une médecin et une infirmière venant d'espagne parmi notre groupe. Elles ont fourni des médicaments pour le mal de l'altitude et pour la tourrista à Lucille. Deux heures plus tard elle allait beaucoup mieux.

Dans la famille où nous étions il n'y a pas d'électricité, donc nous étions au lit très tôt. Lors de notre arrivée il y avait très peu d'eau, mais le lendemain matin le robinet coulait et ils ammassaient toute l'eau qu'ils pouvaient parce que leur tour d'avoir de l'eau ne revenait qu'une fois tous les deux semaines. Pour les toilettes ce sont des bécosses à l'extérieur de l'enceinte. Ces gens des iles ne mangent que très peu de viande et seulement du poulet une fois ou deux par année. Le souper, cuit sur un petit four en céramique, de fabrication locale et chauffant au bois, était composé de légumineuses et de riz, mais très bon.

Revenons sur le bateau, le 7 nov, une heure après notre départ de l'ile Amanhtani nous arrivons à une autre petite ile de 2000 habitants qui se nomme l'ile Takina. Lucille ne se sent pas encore très bien, elle restera donc sur le bateau. Quand à moi je repars à nouveau avec le groupe de jeunnes. Après une heure de marche nous avons gravi 400m. Un pitoresque petit village se dresse ici avec ses tn_162-Ile-Takana-6-nov-11.JPG

(notre bateau est là, 500 marches à descendre pour y arriver)

 

habitants dont la moitiée sont habillés de costumes local de fête. Leurs costumes et coutumes diffèrent passablement de l'autre ile. N'étant pas à proximité d'autres insulaires comme eux, c'est peut-être pour cette raison qu'ils ont chacun leur coutumes. Après s'être promener sur la Plaza de Armas, pendant plus d'une demie heure, tout le groupe ira dîner dans un bon restaurent de la place. Je prends une truite <A la Plancha> pêchée autour de l'ile. 

Encore 3h de bateau pour revenir à Puno. Nous sommes brûlés, fannés, mais heureux de evenir à notre hôtel rudimentaire avec toilette et douche...froide.

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Publié dans Le Pérou en 2011

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